Quand le SNEP nous montre comment il protège ses artistes en leur pompant 92% du produit des écoutes numériques

S’il y a bien un site web qui a diffusé une information ultra pertinente pendant les débats sur HADOPI (et qui continue de le faire en rapportant, investigations après investigations, des faits dans toute leur brutalité), c’est bien PCInpact par l’intermédiaire de la plume aussi informée qu’inspirée de Marc Rees.
Une fois de plus, Marc parle de choses qui fâchent dans cet article, où on apprend que les producteurs empochent 92% du produit d’une écoute sur un site de streaming et laisse 8% aux artistes … et en plus en leur faisant gober que mettre un fichier numérique à disposition sur le net est plus coûteux que la production d’une galette en plastique dont je ne me souviens même plus du nom.
Accessoirement, on apprend également que l’ADAMI, tout comme la SACEM qui beugle déjà qu’elle veut une taxe sur le CA des fournisseurs d’accès (une licence globale), commence à parler de choses qui fâchent… comme la rémunération des artistes, totalement oubliée dans la Loi Création et Internet qui a préféré se focaliser sur la répression des internautes en faisant croire que les internautes achèteront plus de disques s’ils téléchargent moins.

« Si Le SNEP est tout autant que l’ADAMI préoccupé par les revenus susceptibles d’être générés par les nouveaux services en ligne, il conteste le fait d’isoler certaines données économiques qui, sorties d’un contexte général, ne rendent nullement compte de la réalité des revenus des artistes et n’apportent pas d’information constructive. Il est plus opportun d’assurer tous ensemble la lutte contre l’utilisation illégale de la musique en ligne et le succès des offres légales. On verra alors les revenus progresser ».

Ah le SNEP, tout un poème … merci Marc pour cet article ultra instructif.

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