Ubuntu : configuration NVIDIA GT 220 aux petits oignons

Ubuntu est un OS que j’utilise très volontiers sur un mon desktop. Sa simplicité d’utilisation et d’installation en font un système que l’on peut recommander à n’importe quelle personne voulant s’adonner à la découverte de GNU/Linux. Cependant, il arrive, comme pour tout système d’exploitation, que certaines choses fonctionnent plus ou moins bien. J’ai expérimenté quelques petites galères ce soir, rien de bien grave, mais je me suis dit que faire un petit billet là dessus pourrait peut être aider quelques personnes qui se retrouveraient dans la même panade.

Ma carte graphique, une NVIDIA GT220, suite à je ne sais trop quelle manipulation stupide de ma part, ne voulait plus rien entendre, impossible d’avoir mon Compiz fonctionnel sur mes deux écrans. Après quelques désinstallations / réinstallations via les packages et quelques reconfigurations de Xorg, je me suis résigné à tout virer pour partir du binaire tout propriétaire et sale de NVIDIA. La manipulation n’est franchement pas complexe :

1° On commence par récupérer notre binaire ici (si votre architecture est en 32bits, prenez soin de ne pas télécharger celui ci mais celui qui correspond à votre architecture), il s’agit de la version 190.53 au moment où j’écris ces lignes. Une fois le pilot téléchargé, il va falloir le rendre exécutable. Pour ce faire, faites un clic droit sur le binaire, cliquez sur l’onglet permissions, et vers le bas de la fenêtre, à la ligne exécution, cochez “autoriser l’exécution du fichier comme un programme.”

2° On installe les kernel headers de notre noyau (installez les sources pour votre version de kernel en prenant soin de vérifier avec la commande uname, il est probable que nous n’ayons pas le même noyau) :

$ uname -a
Linux hysteria 2.6.32-24-server #43-Ubuntu SMP Thu Sep 16 16:05:42 UTC 2010 x86_64 GNU/Linux
$ sudo apt-get install linux-headers-2.6.32-24-server

3° On passe maintenant à l’installation du driver. On commence par fermer son X :

$ sudo /etc/init.d/gdm stop

Puis on lance l’installation :

$ cd Bureau
$ sudo ./NVIDIA-Linux-x86_64-190.53-pkg2.run

… laissez vous guider, tout devrait se passer en douceur. A l’issue de l’installation, redémarrez votre X :

$ sudo /etc/init.d/gdm start

Et vous voilà avec une build toute fraîche qui devrait vous permettre de profiter de l’accélération graphique de votre carte. Ici en mode multi screen :

COFEE devient encombrant pour Microsoft

COFEE (Computer Online Forensic Evidence Extractor) est une suite logicielle compilée (peut être même réalisée, qui sait)  par Microsoft et destinée aux services judiciaires de 187 pays membres de l’organisation internationale des polices criminelles. MicrosoftUNSecurityEssentials5Ce tout petit bidule d’une quinzaine de méga se présentant sur une clef USB. C’est ce que l’on appelle dans le jargon de la sécurité un outil d’analyse Forensic, destiné à extraire des données d’un ordinateur (par exemple dans le cadre d’une perquisition judiciaire ou dans le cadre d’une enquête terrain). COFEE permet de récupérer des mots de passe, ou des informations montées en mémoire vive sur SaleOs (toutes versions). Le fait que le grand public sache qu’il existe est déjà en soi quelque chose d’un peu gênant pour pas mal de monde (à commencer par Microsoft qui ne va pas gagner des points privacy vis à vis de ses utilisateurs)… mais ce qui est beaucoup plus gênant, c’est de le voir se balader sur les réseaux de P2P, téléchargeable par tous.Et oui, si vous êtes utilisateurs de Windows, vos enfants, votre voisin, votre ex-femme, ont maintenant la capacité de violer allègrement votre vie privée (et en plus c’est franchement pas compliqué)… “Violer votre vie privée, c’était mon idée.”® vous aller aimer Windows Seven.

J’ai un peu les fesses entre deux chaises en vous parlant de ça. Premièrement, je ne comprends pas trop que Microsoft joue la vierge effarouchée à voir cet outil sur les réseaux P2P, on se doute bien qu’un éditeur logiciel propriétaire comme lui collabore avec les polices du monde à des fins de sécurité intérieure. Et d’un autre … comment vous dire … je suis mort de rire à l’idée que ce genre d’outil se retrouve sur le Net (il en existe pour tous les OS d’ailleurs, sauf que ces OS, on a le choix de les blinder ou pas. Les outils d’analyse forensic sont fréquemment des outils libres et open sources, en téléchargement libres, souvent des livecd pour admins sys et auditeurs sécurité. Cependant il faut savoir les utiliser et ce ne sont pas des clicodromes kikoololisés comme COFEE)

Pour arroser ça,  je vous convie tous à vous rendre demain, samedi 28 novembre à la Citée des Sciences de la Villette, à une UbuntuParty qui risque d’être inoubliable, ça se passe à partir de 11h et voilà le programme ultra chargé qui vous attend !

Vous y découvrirez Ubuntu GNU/Linux:

  • une disturibution,
  • une communauté,
  • la sécurité de vos données,
  • et le respect de votre privée …

Ah et au passage, juste pour le fun, voici une pub plus toute récente, qui n’est pas d’Ubuntu mais qui aurait bien pu l’être
… et n’oubliez pas … truth happens.

Le garage de Nicolas Barcet (Canonical)

Note préliminaire: ces propos sont ceux de Nicolas Barcet et non ceux de son employeur.
nicolas-barcet

Nicolas Barcet (Canonical)

Question 1 : Pouvez-vous vous présenter brièvement pour nos lecteurs ?

Nicolas Barcet, Responsable Produit d’Ubuntu Server Edition, employé à ce titre par Canonical depuis 2007. Précédemment j’ai travaillé chez Intel, en tant que Responsable Technico-Marketing de l’équipe Linux Europe, et avant chez Novell, comme consultant en gestion des identités numériques puis comme responsable de l’équipe avant vente française.

Canonical est une société assez particulière car plus de 80% de ses employés sont en télétravail, dont moi, ce qui ne nous empêche absolument pas de maintenir un contact très étroit entre collègues, grâce aux nombreux outils de communication qui ont étés mis en place via Internet.

Question 2 : Etes-vous favorable à la Loi Création et Internet ?

Il me paraît difficile d’être favorable à une loi qui met en cause la liberté individuelle par une limitation du droit d’accès au réseau Internet. Ce réseau est aujourd’hui un moyen incontournable d’accès à l’information, d’apprentissage, d’échange, de consommation et pour des personnes de plus en plus nombreuses, de se “rendre” sur leur lieu de travail. Donner un pouvoir arbitraire à un groupe d’individu, sur une simple requête et sans contestation possible à priori, c’est accepter de couper cette personne de ses relations sociales, professionnelles ou personnelles, engendrant dans le pire des cas une perte de son emploi. D’une certaine façon on pourrait comparer une telle capacité à celle de mettre une personne en prison, car ce sont, dans les faits, même si dans une moindre mesure, les mêmes droits qui sont retirés à une personnes qui n’a plus d’accès à la société, que cela soit de façon virtuelle ou physique. Afin de mettre quelqu’un en prison, il faut au moins la décision d’un Juge et fait l’objet d’un procédure contradictoire, je ne vois pas pourquoi l’accès au réseau devrait déroger à ce fondement républicain.

De plus, la justification de cette loi me parait fondamentalement confondre les notions de création et celle de rémunération des entreprises de distribution de bien immatériels (musique, cinéma, etc..). Internet pose à ces dernières un problème fondamental les obligeant à redéfinir leur façon de travailler si elle veulent survivre. Elles ont bien un problème, c’est tout à fait clair. Par contre associer ces entreprises de distribution à la “création” en général me parait donner une vision bien étroite de la création.

Tout d’abord une quantité grandissante de la “création” de sons ou d’images ne passent plus nécessairement par les entreprises de distributions, et ce, justement, grâce à Internet. Toute personne s’étant rendue sur Dailymotion ou Jamendo par exemple se rendront compte qu’il est tout à fait possible de créer des produits de qualité sans pour autant être distribués par l’une de ces entreprises.

Ensuite la rémunération des artistes, qui est souvent assimilé, de façon partiellement erronée, à leur capacité de créer, n’est plus forcément uniquement liée à la rémunération “à la copie”. En effet, le fait d’être distribué n’est plus une condition minimum afin de gagner sa vie dans le domaine du son ou de l’image. D’autres formes de rémunération existent et se développent tous les jours. Les maisons de distributions sont de plus en plus vécues comme une contrainte par les artistes, les forçant à faire certains choix par exemple, que comme un moyen d’améliorer leur capacité de création. Nombreux sont les artistes qui sont mieux rémunérés par leurs spectacles que par leurs disques.
Nombreux sont aussi les cinéastes et acteurs gagnant plus d’argent par la vente de produits dérivés que par celle de leur entrées de cinéma ou DVD.

Associer une mauvaise réponse à un problème spécifique d’un sous groupe de la chaîne de création musicale ou cinématographique à la création en général est donc un abus nocif contre lequel je ne peux que m’élever, ce que j’avais déjà fait lors de la loi DADVSI. Remettre en question les libertés fondamentales de l’individu est une horreur contre laquelle je ne peux que m’insurger.

Question 3 : Faites vous partie des “5 gus qui spamment les députés depuis un garage” ?

On peut en effet considérer que je fait parti des 5, si l’on accepte l’idée qu’essayer d’apporter une information contradictoire à ses représentants est un spam. Je croyais pourtant que la communication avec son député ou son sénateur, tant qu’elle n’abuse pas les règles de la bienséance, faisait partie des droits fondamentaux du citoyen. Je n’ai jamais envoyé plus d’un mail par mois à mes représentants pourtant…

Question 4 : Pouvez vous nous donner quelques chiffres sur votre garage ?

Mon garage est une entreprise de 250 personnes qui crée une distribution Linux gratuite et maintenue utilisée par quelques millions d’individus, entreprises et organisations diverses, dont certaines administrations Française. Notre capacité de création et de création de richesse est directement dépendante de l’existence d’internet. En restreindre l’accès mettrait cette capacité en cause. Imaginez que le fils d’un de mes collègues télécharge quelques MP3 et qu’en conséquence ce dernier ne puissent plus travailler avec nous, ce serait là une catastrophe pour notre capacité de créer, et un drame pour cette personne qui perdrait de facto son emploi, et ce suite à la décision sans procédure contradictoire d’un petit groupe piloté par une industrie qui crée comparativement moins de richesse et d’emploi que la plupart des autres industries qui dépendent d’Internet.

Linux : On a gagnéééééé !!

Rarement des insultes m’auront fait tant plaisir, je ne résiste pas à l’envie de vous recopier ici le commentaire de Gargamel2008, suite à un article de 01net sur la prochaine Ubuntu party.

Amis Linuxiens, nous sommes en passe de venir à bout du monde propriétaire et des brevets logiciels à en lire ce commentaire emprunt de lucidité et de poésie 🙂

Utilisateur de “Linux” = couillon

Posté le 29/11/2008 20:09:48 par Gargamel2008
Bande de merdes, vous ne comprendrez jamais pourquoi je vous méprise à ce point. Connards amers.

J’ai perdu mon job par votre faute, couillons. Vous tuez la créativité et l’innovation dans la technologie. Les développeurs de logiciels propriétaires, n’ont plus les moyens de se nourrir, ou même de se loger. J’en suis l’exemple même.

Le logiciel libre est le cancer de l’informatique, je le dis haut et fort, une fois pour toutes.

Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex : le bug du network manager en wifi

Je vous en parlais lors de mon précédent post, deux petits désagréments gâchent un peu la fête de la sortie de la nouvelle version d’Ubuntu GNU Linux, la distribution desktop préférée des linuxiens.

Vous trouverez dans ce thread le moyen de fixer le problème flash, en revanche, je n’ai pas encore d’explication concernant le bug du network manager. Vu le nombre d’utilisateurs croisés aujourd’hui sur irc qui ont ce même problème, un correctif ne devrait pas tarder à voir le jour 😉

J’ai cependant posté un petit screencast qui montre plus en détail le problème, vous pouvez la télécharger ici.

A noter également , le bundle d’installation de KDE4 est lui aussi pour l’instant cassé (le dist upgrade m’a carrément supprimé l’installation de KDE4).

Ubuntu Intrepid Ibex : pas un grand cru mais globalement une distribution moderne et agréable au quotidien

ubuntu intrepid ibexJ’aime bien les choses simples, en informatique, encore plus qu’ailleurs, cette simplicité fait gagné du temps, elle apporte du confort à des taches souvent fastidieuses. Un système d’exploitation simple est donc un système d’exploitation qui fait gagner du temps et restaure du plaisir à l’utilisateur quand ce dernier s’acquitte de tâches pas toujours transcendantes.
Et pour la simplicité, Ubuntu se démarque à mon sens des sytèmes d’exploitation actuels. C’est en toute logique que j’ai reconduit le bail de quatre de mes machines domestique en la faveur de système d’exploitation. J’en vois qui se marrent au fonds 🙂
Je suis venu tardivement à Ubuntu en 2006 avec Dapper. Je lui préférais à l’époque Debian Sarge, je n’ai donc pas été franchement dépaysé. Aujourd’hui Ubuntu est mon principal os sur 3 de mes machines (un Sony Vaio, un Asus EEEpc et un desktop). La prochaine version d’Ubuntu se nomme Intrepid Ibex et est la version 8.10, elle sort officiellement le 30 octobre mais vous pouvez dés maintenant l’installer sans plus attendre ça soulagera les serveurs d’Ubuntu le jour J et tout est quasi fixé dorénavant.

Les bugs notés ici seront peut être fixés d’ici le 30, date de la sotie officielle de la nouvelle Ubuntu, nom de code Intrepid Ibex

L’arrivée du nouveau démon de son introduit avec la Hardy (pulse) et à mon sens le talon d’Achille d’Ubuntu et le coupable n’est pas vraiment pulse, mais l’immonde Flash. Je m’attendais à voir disparaître un vilain bug empêchant toute sortie son lorsqu’une autre est allumée sur un autre soft. Par exemple, je suis sur deeezer, je baisse le son du player dans mon navigateur et je lance un fichier video… le problème empire quand firefox bug, il faut alors s’assurer de bien killer le process que l’on détermine à coup de grep pour espérer avoir du son sur la vidéo.
Les vidéos flash sur dailymotion n’ont pas de son non plus.

Voici cependant un petit tuyau si vous avez des soucis avec le plugin flash libre. Lancez un
$ sudo aptitude  flashplugin-nonfree-extrasound flashplugin-nonfree
… en espérant que ça fonctionne pour vous. Chez moi toujours pas de son sur dailymotion pour 2 de mes 3 machines.

Un autre point qui m’a interpelé et pas spécialement en bien est le network manager et plus particulièrement sa gestion du wifi. Première surprise après le distupgrade : disparition du bouton de l’applet-network-manager. Lorsqu’on tente une connexion sur une réseau wpa, on entre le password en plain text, celui ci est alors convertis dans son format de chiffrement et force est de constater que des fois, pour des raisons assez obscure, et bien ça ne fonctionne pas. C’est très dommage car la gestion des connexions sans fil était vraiment ml’un des points forts de la Hardy Henron. Les connexions se faisaient de manière quasi transparentes pour l’utilisateur. La le soucis se règle en retapant son mot de passe, rien de grave mais voici une petite régression.

Voilà pour les petits défauts. Ubuntu a cependant bien d’autres avantages pour séduire, concernant le network-manager dont nous venons de parler pour le wifi, il faut prendre compte ses nouvelles focntionnalités :

  • paramètres globaux du système
  • gestion des connexions 3G (GSM/CDMA)
  • gestion de périphériques multiples actifs simultanément
  • gestion des connexions PPP et PPPOE
  • gestion des périphériques avec configuration d’adresses IP statiques

Du côté de Samba ça bouge aussi avec la version 3.2 : l’ipv6 est maintenant géré… enfin.

A noter aussi :

  • Un nouveau Noyau Linux 2.6.27
  • Arrivée de DKMS : http://linux.dell.com/projects.shtml#dkms
  • X.org 7.4

Concernant le EEEpc (un 701), suite à la mise à jour, j’ai eu la surprise de ne plus voir de carte wifi dans la config. En rebootant et en accédant au bios, dans la rubrique “onboard devices”, la carte wifi était tout bonnement désactivée … je ne sais pas trop pourquoi, toujours est il qu’après l’avoir réactiver, tout fonctionnait à merveille.

Un bilan donc assez mitigé, pas de révolution, mais quelques évolutions qui vont dans le sens de l’utilité principale de la distribution : un bureau simple, ergonomique, utilisable et robuste. Les petites lacunes pour la lecture des flashs sont vites oubliées (en fait c’est flash qu’on aimerait oublier… et si la surprise venait de Microsoft avec son Silverlight après tout ? Encore faudrait il que celui ci soit accepté par les gros sites web qui ont pris pour habitude d’utiliser du flv)….

Python : un langage informatique pas fait pour les républicains

Peut être connaissez vous le sénateur Shelley, qui est ce qu’on peut appeler les plus grand crétin de la  “blogosphère”. Si vous ne connaissez pas cet homme rare, je vous invite à vous rendre sur son blog et lire ses posts sur linux, ubuntu, les homosexuels, l’avortement … et maintenant Python, un langage de programmation libre utilisé entre autres par la NASA (pure Python et Plone), la CIA (Plone), CBS (Zope), Google (pure Python & Django), eBay (Plone), Nokia (Plone)… la liste est bien trop longue.

Notre ami Shelley, toujours aussi benêt y soutient des thèses “informatiquement négationistes” dans la pure tradition de son blog qui recelle de choses tellement droles que j’avoue y retourner régulierement.

Offrez vous une nouvelle barre de rire : Python : you are the weakest link

Hardy Heron : découverte de la dernière version alpha d’Ubuntu

Bluetouff desktop ubuntuEt hop passage de Gutsy à la dernière version alpha d’Ubuntu, la Hardy Heron alpha 6. Oui je sais, ces noms d’oiseaux sont débiles, mais puisque c’est la tradition on va s’y plier, de toutes façons cet OS a de sérieux arguments autrement plus importants que ses noms de codes. Si vous ne connaissez pas encore Ubuntu, voici ce qu’il faut en savoir au niveau des versions et du support :

Ubuntu , comme OpenBSD sort tous les 6 mois. Ubuntu offre une version LTS de son OS : (Long Term Support) ce qui permet aux professionnels d’envisager des déploiements sachant que la version LTS sera supportée par Ubuntu et surtout maintenue (correctifs de sécurité, petites améliorations … vous ne serez pas en reste). La Hardy Heron : version 8.04 LTS prévue pour avril 2008 sera maintenue par Ubuntu jusqu’en avirl 2013 pour sa version server et jusqu’en avril 2010 pour sa version Desktop. Dans ces conditions, vous comprenez donc aisément que les choix faits par la Gendarmerie Nationale ou par l’Assemblée Nationale sont loins d’être dénués de sens même si chez Mandriva on peste de ne pas avoir opté pour un Linux plus franchouillard)

Attention, cette opération n’est pas recommandée si vous débutez sur Linux, il vaut mieux dans ce cas patienter jusqu’à la version finale. De mon côté j’ai pour habitude de ne pas utiliser le partitionnement automatique suggéré par l’installation standard d’Ubuntu et d’isoler mes partitions /home et /etc afin de ne pas perdre mes données et surtout mes précieux fichiers de configuration en cas de drame. Voici donc comment je m’y suis pris :

J’édite le sourcelist afin de lui expliquer quelles sont mes intention : ici taper dans les nouveaux répository de la Hardy :

$ gedit /etc/apt/sourcelist
Je fais un petit ctrl+f sur le mot gutsy (la version courante) et je décide de remplacer toutes ses occurrences par “hardy”

Je sauvegarde et je lance ensuite un petit aptitude update … tout simplement

J’ouvre l’outil graphique de mise à jour qui m’indique qu’une nouvelle version est disponible et que je peux lancer mon dstupgrade … grosses mise à jour, plus d’un giga de paquets téléchargés, l’opération prend au total chez moi 40 minutes mais cette opération peut varier en fonction de votre débit bien évidemment.

Opération réussie sans dommages collatéraux. Je dois bien avouer que j’étais un peu circonspect. Mais bon comme on approche de la version finale qui est prévue pour le mois d’Avril 2008, j’ai tablé sur le fait qu’elle était quasi parfaitement stabilisée. Bingo, je n’y perds vraiment pas au change à quelques petites choses un peu frustrantes mais contournables. Voici le bilan actuel :

  • un système de fichier bien plus réactif, un gnome qui semble doppé
    un nouveau kernel, le 2.6.24-12
  • Apparition de PulseAudio pour le demon de son
  • Intégration de nouvelles applications comme Brasero pour graver des CD et DVD, du célèbre client bittorent Transmission, un nouveau calendrier intégrant le world clock applet, un très bel outil graphique de visualisation des performances, …
  • Un firefox 3 beta 4 … super mais c’est un peu ce qui m’a le plus embêté, l’addon webdevelopper n’ayant pas encore été porté et la procédure d’upgrade m’ayant cassé Iceape j’ai du lancé un petit apt-get autoremove afin de pouvoir installer seamonkey dans de bonnes conditions. Et comme seamonkey fonctionne à la perfection et supporte mes addons cheris (y’en a plein pâr là : https://addons.mozilla.org/en-US/seamonkey/browse/type:1/cat:all?show=50 donc … pas de problème. Seule petite ombre au tableau mais qui personnellement ne me dérange pas outre mesure : l’installation du dictionnaire français me revoit une “unexpected error” ..; ce genre de message à la microsoft un peu débile qui vous dit que l’erreur est “inattendue” … vous croyez une expected error serait vraiment une erreur vous ?

Voilà ce que l’apt-get autoremove a viré chez moi afin de permettre l’installation de Seamonkey

g++-4.1 gnome-bin gnome-libs-data libart2 libblas3gf libfaad2-0 libgfortran2
libgnome32 libgnomesupport0 libgnomeui32 libgnorba27 libgnorbagtk0
libmp4v2-0 liborbit0 libstdc++6-4.1-dev libsuperlu3 libungif4g tmw-data

Concernant firefox3 beta4 c’est une assez bonne surprise, relativement stable pour une béta, bien plus rapide que son grand frêre, il ne lui manque vraiment que la compatibilité de certains addons qui ne tardezront pas de se mettre à la page, on peut donc être confiant.

Vous pouvez découvrir toutes les nouveautés de la Hardy Heron ici : http://www.ubuntu.com/testing/hardy/alpha6

En ce qui me concerne, la Hardy Heron est bonne pour le service, je suis très heureux d’avoir réalisé cette mise à jour, il y a un gain évident en performances. Une petite frayeur au premier reboot : le demon de son ne fonctionnait plus (il a lui aussi subit un lifting pendant l’upgrade… une petite mise à jour, l’installation du package linux-386 et un reboot plus tard tout était revenu dans l’ordre. Ca commence donc a sentir très bon pour cette nouvelle édition d’Ubuntu qui en configuration desktop mérite son succès… simple convivial, performant et doté de plus en plus de fonctionnalités qui commencent à) faire de l’ombre à OSX auquel on le compare souvent.

Une impression de performances, une stabilité quiest déjà là, un desktop 3D assez stabilisé avec une nouvelle version de Xorg … cependant, contrairement à la kubuntu 8.04 qui accueillera KDE4 on ne notera pas de révolution sur cette version.

Rien ne vous empêche d’installer kde depuis les repository d’ubuntu, ça fonctionne très bien.

Des configurations avec Ubuntu et Beryl pré-installés chez Surcouf

J’étais complètement passé à côté, mais visiblement depuis plus d’un mois maintenant, Surcouf la célèbre enseigne de ventes de biens informatiques (plus grosse popularité avec GrosBill Micro racheté par Auchan), commercialise des configurations avec Ubuntu et Beryl (le desktop 3D a faire palir Aero de Windows Vista) pré-installés et pé-configurés.

C’est un bon moyen d’être sur de ne pas payer une licence à Microsoft dont on a parfois aucune utilité. Si vous avez avez acheté l’une de ces configurations, votre avis m’intéresse, je serais en outre curieux d’avoir le son de cloche de Surcouf,

  • combien de machines ont été vendues,
  • les principales motivations pour l’enseigne (je doute qu’il ne s’agisse la que d’un subterfuge pour proposer des configurations les moins cheres possibles).
  • le public qui s’est porté sur cette offre son niveau de satisfaction
  • des petits malins qui ont déjà une licence windows et qui voient que c’est moins cher
  • et surtout combien de ces personnes ont adopté Ubuntu suite à cet achat.

Si vous êtes l’une de ces personnes …

Mark Shutlleworth s’attaque au marché des entreprises avec Ubuntu

Mark Shutlleworth a annoncé qu’une version entreprise d’Ubuntu verrait prochainement le jour; le succès d’Ubuntu n’est plus à prouver, adopté par exemple par l’Assemblée Nationale et jouissant d’un support professionnel assuré par des sociétés de services en logiciels libre (en France comme partout dans le Monde), Ubuntu pourrait bien séduire plus d’une entreprise. Ubuntu arrivera t’elle à attirer des professionnels plutôt traditionnellement aquis à la cause de Mandriva, Red Hat ou Novell ?

Pour l’instant Ubuntu jouit d’une grande popularité chez les particuliers pour les postes de travail, sa facilité d’installation et d’utilisation, le support de logiciels tiers propriétaires, couplé à une communauté d’un rare dynamisme, font d’elle un sérieux prétendant. En se dotant d’une structure dédiée aux entreprises, Ubuntu pourrait très vite devenir un concurrent incontournable de Microsoft.

Nous l’attendons donc avec impatience pour octobre prochain, il s’agira de la version 7.10 d’Ubuntu, nom de code Gutsy Gibbon. Parallèlement Ubuntu devrait très vite faire son apparition sur des terminaux mobiles (pda/smartphones) … La révolution Linux est en marche !