Le business model de la filière disque expliqué en 140 caractères

ripUne décennie de perdue pour découvrir ce soir, en 140 caractères, le business model de la musique. Des heures de débats parlementaires complètement débiles pour accoucher d’un texte tellement con, que même le gouvernement actuel n’ose plus y toucher de peur de faire une boulette… raison pour laquelle il a chargé Pierre Lescure, un homme de télé, pour confier les prérogatives de la haute autorité Internet au CSA. Quelle monumentale erreur de casting… pas le CSA hein ! Pierre Lescure.

Pierre Lescure aura eu besoin d’un rapport de 486 pages et 2,3kg, là ou Pascal Nègre, en moins de 140 caractères et moins de 1ko apporte la solution à tous les maux de la culture en France. C’était pourtant tellement évident ! C’est ces cons d’artistes qui veulent pas crever qui tuent l’industrie du disque ! Du coup, quand il y en a un qui passe l’arme à gauche, et bien le Pascal, il débale son business model. C’est simple, concis et efficace :

Pascal Nègre Moustaki

Petite rétrospective

  • Ces belles années 70 : la drogue coule à flot : LSD, héroine… le tout arrosé d’alcool… ces temps bénis pour l’industrie musicale ou rien que la première année, en 1970, Jimi Hendrix et Janis Joplin ont eu la décence de mourir.
  • Ah les années 80, ces cons de beatniks étaient tellement raides qu’on pouvait leur faire écouter n’importe quoi. Du reggae (ah les cancers du poumon ce que c’était bon pour le chiffre d’affaires… mais ce n’était rien en comparaison des cancers du foi des punks ou des AVC des danseurs de disco, dus à des surdoses de coke… putain ce que c’était bien les années 80 ! On produisait de grosses merdes, pas cher, avec un synthé en guise philharmonique, et ça se vendait !
  • Les années 90 ont marqué un tassement du chiffre d’affaires : voilà que des mecs se mettent à faire de la musique dans leur chambre et à gober des ecstasy ou du speed… visiblement pas assez coupé pour contrecarrer le danger Internet qui se profile.
  • Puis arrivent ces satanées années 2000… là c’est le déclin. Voilà que ces imbéciles d’artistes ne veulent plus crever. Ils arrêtent de fumer, commencent à bouffer moins gras, ils font du sport, ils ne se droguent même plus. Impossible de trouver de vrais professionnels.

Alors le business model d’Universal pour les années 2010, le voici :

  • Si vous êtes vieux ;
  • Si vous êtes malade ;
  • Si vous vous droguez ;
  • Si vous êtes alcoolique ;
  • Si vous avez du cholestérol ;
  • Si vous ne faites pas de sport…

… veuillez contacter @PascalNegre de toute urgence, pour un contrat d’exclusivité comprenant production, distribution et têtes de gondoles garanties pour vos “compiles tribute”. Le cercueil et la cérémonie sont négociables à la signature… suicidaires acceptés.

Artistes, soyez pros, soyez rentables, crevez bordel !

11 réponses sur “Le business model de la filière disque expliqué en 140 caractères”

  1. Mais quelle honte. J’arrive pas à y croire.
    Comment fait ce type pour, chaque jour, arriver à descendre encore dans l’estime des gens ? Je n’arrive pas à l’expliquer.
    Pour descendre aussi bas, c’est pas une pelle qu’il doit avoir mais un bulldozer, c’est pas possible autrement.

    Oh, wait, je crois que j’ai compris. En fait il cherche du pétrole. Bah voilà, tout s’explique. Tout est bon pour se faire du pognon. 😐

  2. *Applaudissement nourris*

    ce qu’il y a de magnifique avec ce tweet, c’est qu’en l’écrivant, il ne se rendait pas compte qu’il écrivait une grosse connerie !
    Chapeau Pascal ! merci de nous faire rire à tes dépends !

    1. c’est bien beau ces déclarations, mais en attendant qui paye ? Qui risque de ne jamais connaître des internet libres ? qui rédige des millier de lignes pour montrer cette supercherie sans jamais se faire entendre ? qui s’enrichit sur le dos de ceux qu’ils prétendent défendre ?

      internet ne bouscule pas seulement la façon de consommer, mais aussi l’oligarchie en place, sa “puissance de feu” comparé aux autres moyens de communications, fait s’accélérer les choses…
      mon avis peut se résumer selon la citation suivante :
      “Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable.”

      internet, ils peuvent l’adapter, les tuyaux leurs appartiennent ( les groupes financiers qui font copinage avec les “élus du peuple”)

      j’ai pas vraiment hâte d’être en 2017.

  3. bonjour,
    une petite question que je me pose, parce que je me perd un peu dans les tentacules de la SACEM et de toutes ces me**e…

    Pour toucher une rétribution, il faut être affilié a la SACEM, donc vendre son Q et filer les droits de nos musique à cette société ?

    Donc, par exemple, un groupe indépendant, qui souhaite juste vendre son disque qu’il grave lui même, à la fin de ses concerts, dans des caves ou autre, au moment de l’achat des CD vierges, il paie la taxe sur la copie privée, qui reviendra aux majors, alors que ces musiciens ne veulent rien avoir à faire avec ces rapaces. Donc en plus de la mettre à la France/Europe/monde entière, il ya un peu (beaucoup de concurrence déloyale) de concurrence déloyale là non?

    tout éclaircissement ou explication est la bienvenu 🙂

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