SACEM : le cul de la crémière, c’est pour demain

tpbVoilà, c’est officiel, les mendiants du Net reviennent à la charge ! Les artistes nous prennent ils pour des cons ? Je l’avais DIT, je l’avais ECRIT ! Ils sont dramatiquement prévisibles et Laurent Petitgirard qui était venu nous amuser de ses commentaires sur ce blog ... on risque de beaucoup moins l’entendre  maintenant.

La SACEM, avant HADOPI refusait en bloc la licence globale, évidemment, il n’y a pas seul instant où j’ai pu gober leur sornettes. Il suffisait de lire HADOPI, texte 100% répressif pour comprendre que les artistes n’y gagneraient RIEN, contrairement aux imbécillités débitées à flux tendu par Pascal Nègre… et oui Pascal Nègre vous a pipoté, et vous avez été assez truffe pour le croire lui au lieu de consulter de vrais spécialistes, alors que les études sérieuses ne manquent pas … et vous venez, comme prévu, faire la manche … cette taxe viendra définitivement consommer le divorce entre les artistes et leur public et vous avez le toupet de l’ajouter à HADOPI. Les internautes vous promettent la petite mort de vos magouilles et les dommages collatéraux seront particulièrement élevés, comptez sur eux pour ne pas vous laisser voir le jour. Un bon conseil d’un internaute qui regarde pas mal ce qui se passe autour de lui : n’essayez même pas avec cette taxe de nous refaire une troisième fois le coup du financement de la création après HADOPI et les DRM ou vous allez mettre le Net à feu et à sang.

On va vous la faire courte :

Un euro pour la SACEM c’est quoi ? Un droit à la copie privée sur Internet ? Même pas c’est une nouvelle dîme que les internautes devront payer pour tenir sous perfusion une profession ou plutôt une société d’auteurs qui appartient à tout le monde sauf aux auteurs et que je commence à fortement soupçonner d’alimenter les caisses noires des partis politique (et oui désolé, je fais part tout haut de mes soupçons … “complètement infondés” … mais j’aimerai vraiment savoir où passent les quelques centaines de millions de d’euros perçus sur la vente des supports vierges et si vous comptez nous refaire le même coup avec cette taxe)… PUBLIEZ VOTRE REPARTITION DE MANIERE CLAIRE, histoire qu’on sache réellement qui se goinfre sur le dos des artistes.

Bernard Miyet, estime que cette contribution « modeste » et « quasi-indolore » : et bien désolé, moi ça me fait mal de vous donner ne serait-ce qu’un euro monsieur Miyet après que vous ayez soutenu HADOPI, je n’ai pas envie de vous donner un rond, ou alors vous faite abroger HADOPI et je suis même prêt à vous donner 5 euros par mois pour une licence globale (vraiment globale, pas juste l’accès au minable catalogue d’Univers Sales Musiques parce que mon FAI s’appelle SFR).

  • Est ce que je demande 1 euro à tous les internautes pour financer le déploiement de la fibre optique en zone rurale moi ?
  • Est ce que je demande un euro à tous les internautes pour financer le manque à gagner qu’HADOPI a induit sur ma profession ?
  • Est ce que les cafés, hôtels et restaurants qui ne pourront bientôt plus proposer de wifi à leurs clients à cause de vous demandent une taxe de 1 euro pour financer les conséquences de vos délires ?
  • Vous vous prenez pour qui vous et votre profession qui représente même pas 1% du PNB ?

Si encore nous avions une transparence TOTALE sur vos modalités de financement de la création … En ce qui me concerne, 1 euro, je préfère les donner à des musiciens que je vais voir sur scène dans les bars, je n’ai aucune confiance en votre société d’auteurs opaque qui redistribue les sommes perçues en fonction des passages radio … vous vous foutez vraiment de la gueule du monde et je vous trouve particulièrement gonflés de venir faire l’aumône aux FAI alors que la France a d’autre problèmes qu’assumer vos imbécillités historiques dont nous reparlerons encore dans 10 ans à cause de votre incompétence notoire. Il faut être un minimum logique : si vous faites payer une taxe, vous légalisez les échanges, vous n’aurez pas le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.

Vous osez ensuite justifier cette taxe en disant qu’elle est “nécessaire afin de passer le cap d’une transition numérique”. Ca fait plus de 10 ans qu’on tire la sonnette d’alarme et que VOUS avez freiné des deux pieds pour ne pas faire cette transition numérique. Pouvez vous nous expliquer en quoi injecter entre 250 et 500 milions d’euros là dedans va vous inciter à faire votre coming out ?

Et après ça va être le tour de qui ?

  • De la SACD ?
  • De la presse écrite ?
  • Des éditeurs de partitions ?
  • Des moines copistes de DVD ?

/-) … sous les octets la plage.

7 réponses sur “SACEM : le cul de la crémière, c’est pour demain”

  1. On chiffre lourdement tous nos échanges et on les rend sourds et aveugles : http / mail / ftp / p2p / tout !!
    Vu que la taxe concernera les gens qui ont des box a disques durs, j’avais déja prévu de résilier mon abonnement à Free, voici ce que je compte proposer à la place : http://hackbay.org/projets/anowan
    et il y a évidemment http://fdn.fr
    Pour ma part je boycotte également toutes les industries culturelles plus de sorties concert, plus de disque plus de cinema, résiliation des Free home video machin … plus rien …

  2. Pourquoi j’irai donner de l’argent à la SACEM alors que je n’écoute QUE des artistes sous licences libre de diffusion donc hors SACEM ?

    Jusque là les taxes de copie privé étaient gérée par des organismes censés répartir la taxe à tous les auteurs (ce que je doute mais passons). Pour la SACEM je ne suis vraiment pas client je ne vois pas pourquoi je devrais payer. Vivement que la cour des comptes leur tombe dessus et j’espère que Niel les enverra chier bien comme il faut

    Cordialement,
    Winael

  3. Entre ça, les taxes sur les supports numériques, l’ACTA, l’Hadopi, et tout le tralala, dans pas longtemps on aura juste l’obligation de payer un abonnement qui nous donnera uniquement la possibilité d’acceder aux sites choisis par le gouvernements et d’envoyer ou recevoir des mails en clair, qu’on enverra au ministère de l’intérieur pour validation avant qu’il ne le transmette, avec bien sur le temps d’attente pour que les fonctionnaires qui s’occuperont de cette tache gèrent les millions de mail envoyés par jour, soit un temps de transit du mail de l’envoyeur au destinataire de 2 mois. On va bientôt revenir au vinyl et au lettres papier… C’est quand même déconcertant …

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