A nice week : Open World Forum, CrisisCamp, full disclosure, Hadopi.fr…

Jai eu une semaine assez chargée, souvent loin de ma machine. Et il s’en est passé des choses. Cette semaine, j’étais par exemple à l’Open World Forum, on peut parler un franc succès pour cette troisième édition qui a reçu de nombreux intervenants de tous les pays pour parler d’ouverture… et pas que de logiciels.

Il y avait aussi jeudi soir cette soirée extraordinaire à la Cantine, une reconstitution de procès du full disclosure où j’ai été heureux de retrouver tous ces gens qui font l’histoire contemporaine de la sécurité informatique en France (il y avait beaucoup de beau monde), ainsi que des juristes de haut niveau pour traiter un cas fictif sur le full disclosure. Le prévenu a été relaxé, vous trouverez un excellent résumé de la soirée chez Sid qui a été victime d’une erreur de routage après l’événement et qui a atterri dans le mauvais bar alors que nous nous sommes tous ensuite dirigés vers le Pouchla… partie remise Sid). En tout cas, Merci à la Cantine et au Cercle Asimov pour cette soirée, j’espère que nous aurons l’occasion de remettre ça sur la table… je propose par exemple le procès de la Deep Packet Inspection pour la prochaine édition, avec comme prévenus, la SCPP, Orange ou Alcatel.

Vendredi soir, encore à la Cantine, c’était le second CrisisCamp parisien qui permet lui aussi d’étonnantes rencontres entre humanitaires, personnes du terrain et technophiles qui souhaite mettre en commun leurs compétences pour bâtir des applications ou des matériels ouverts pour accroitre l’efficacité des secours. Les CrisisCamp s’inscrivent dans un mouvement international, CrisisCommons, et le chapitre français, bien que naissant, montre déjà un encourageant dynamisme.

Plus tôt dans la journée de vendredi, c’était le lancement d’Hadopi.fr. Très attendu, le site semble tenir bon malgré les DDoS annoncéss. Il essuie comme prévu quelques attaques, on a de temps en temps quelques ralentissements, mais rien de bien méchant. Techniquement, il s’agit d’un Drupal statifié dont le seul élément dynamique est le formulaire de contact, hébergé par Agarik, nouvellement racheté par Bull. Pour avoir pratiqué un peu Agarik (avant le rachat par Bull), ils sont loin d’être les plus mauvais, en fait ils sont même franchement bons et ne devraient pas se la jouer France.Fr. Il n’y a rien à redire sur le site lui même et je n’ai pas encore fait le tour des contenus pour en causer mais Numerama comme l’ensemble de la presse met l’accent sur la pauvreté des informations fournies à l’internaute sur les moyens de sécurisation… et pour cause, la mission Riguidel continue de missionner mais n’est pas prête d’évangéliser. Je pense avoir le temps d’y revenir, en attendant, ne vous y trompez pas, la cible à abattre c’est la Deep Packet Inspection que l’on va nous resservir très bientôt.

Pour conclure ce billet un peu « bordelique » je vous invite aller jeter un oeil et votre cerveau sur ce billet de @Manach qui vous explique entre autres pourquoi Hadopi est vue d’un très mauvais oeil par les services secrets américains.

Crisis Camp à la Cantine le 24 avril 2010

CrisisCamp Paris s’inscrit dans un mouvement global qui s’appelle CrisisCommons, visant à réunir les bénévoles, les académiques, les ONG, les entreprises et les collectivités territoriales autour des usages des nouvelles technologies d’information et de communication par et pour les citoyens et les communautés en cas de crise tel que des catastrophes naturelles.

Internet d’urgence: ce que les outils d’information et de communication Web2.0 peuvent apporter aux premiers secours.

A la suite du séisme en République d’Haïti et de la mobilisation spontanée des internautes rompus à l’utilisation du microblogging (Twitter, liveblogging…) des réseaux sociaux (groupes Facebook) et des pratiques les plus en pointe du Net (OpenStreetMap), des barcamps de crise, des « Crisis Camps » se sont tenus dans diverses villes d’Amérique du nord : Washington, Boston, San Francisco, Montréal… Ces camps dont l’objectif est la mise en commun des ressources, sont une première ébauche de l’Internet d’Urgence, pour préparer les réponses notamment aux catastrophes naturelles.

Nous suggérons l’idée de créer un « Crisis Camp Paris  » qui pourrait partir des besoins en Haïti et faire partie des nombreux concerts et manifestations de solidarité prévus d’ici fin Avril.

Ce barcamp s’adresse alors aux collectivités territoriales, ONGs, géographes, cartographes, humanitaires, secouristes, développeurs, journalistes, internautes activistes, …